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Interview avec M. Bachir Dehimi, PDG du groupe AGM – JTSV

Interview avec M. Bachir Dehimi, PDG du groupe AGM

Interview Bachir Dehimi, PDG du groupe AGM

En votre qualité de donneur d’ordres et de sous-traitant, qu’en pensez vous des deux journées technique sur le développement de la sous-traitance en Algérie ?

A travers les deux journées, que le ministère organise, les constructeurs assez nombreux à venir ainsi que les sous-traitants vont constater que le marché est preneur et ce sera un point départ. Certainement, ces journées vont fortement contribuer au développement du tissu industriel de sous-traitant. Les investisseurs nationaux doivent être accompagnes et homologués par les constructeurs de rang mondial, ceux qui s’implantent en Algérie. Aujourd’hui on peut dire que les conditions sont favorables pour convaincre aussi bien les
sous-traitants locaux et les internationaux à développer les activités de sous-traitance.

Qu’en est-il de vos derniers développements à ce sujet?

Le cahier de charge exige du constructeur des niveaux d’intégration allant de 40 à 45% de taux d’intégration. Même si ce n’est pas le constructeur qui fabrique les pièces, l’exigence d’un taux d’intégration lui est faite. Il a intérêt à l’émergence d’un tissu de sous-traitance et le soutenir. Quand le sous-traitant est en mesure de lui fournir la bonne pièce, elle sera comptabilisée sur lui en tant qu’intégration. La spécificité pour investir ce créneau est le volume. Et, à l’horizon dans les cinq ans à venir, la contrainte volume sera levée. On annonce plus de 450 000 véhicules à produire annuellement. Le potentiel étant là, le sous-traitant qui cherche un investisseur national, qui a des moyens, mais qui ne dispose pas suffisamment de savoir faire, va chercher à s’associer avec un partenaire étranger, pour acquérir ce savoir, et l’équipementier viendra, par ce que la problématique de l’effet volume dans l’industrie automobile est résolue. S’ajoutera à cette situation la rentrée en vigueur des mesures fiscales incitatives pour accompagner ce processus d’intégration plus qu’incitatif.

Pourrait-on parler déjà de l’export?

La question d’exportation a été aussi beaucoup évoquée, en effet, la sous-traitance dispose, d’un fort potentiel à l’exportation, voir même plus élevé dans une première phase que l’automobile. Il est plus simple de faire de l’exportation des pièces de rechanges ou des composants automobiles fabriqués en Algérie que des voitures par exemple. En effet, tout sous-traitant homologué par un ou plusieurs constructeurs implantés en Algérie, peut avec ce titre d’homologation se positionner sur des marchés extérieurs dans les activités exportation. L’homologation est perçue comme un passeport à l’export pour les sous-traitants.

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